Lettre du président-directeur général
Bonjour,
Imaginez un monde où on retire à une femme tous les biens de son mari lorsque celuici décède. Imaginez encore un monde qui vous permet d’investir dans l’économie locale, mais qui peut saisir vos biens et vos capitaux sans vous offrir aucun recours pour les récupérer…
Imaginez un monde où la pauvreté est si écrasante que vous êtes forcé de vendre votre fille pour acheter l’équivalent de six mois de nourriture. Imaginez encore un monde conscient que des personnes asservissent vos enfants, mais qui fait semblant de ne rien voir lorsque vous tentez de les sauver.
Le monde que j’ai décrit ne vient pas d’un roman de science fiction ni d’une civilisation longtemps éteinte. Ces situations existent aujourd’hui, à côté de sociétés plus civilisées, dans les pays où il n’y a pas de primauté du droit.
La primauté du droit est un concept voulant qu’une société efficace ait besoin d’un système juridique accessible, indépendant et transparent, en plus d’un ensemble de lois que tous doivent respecter, y compris les gouvernements.
Les cercles de pauvreté, de traite des personnes et de corruption qui existent dans le monde d’aujourd’hui ne peuvent être brisés qu’ave la création par les gouvernements de lois équitables et de systèmes juridiques forts et objectifs ayant l’autorité pour l’application de ces lois.
Des systèmes de tribunaux solides et indépendants représentent la façon la plus sûre d’encourager le développement économique. Des lois claires doivent être en place pour régir les comportements commerciaux de façon à ce que tous puissent risquer des capitaux en sachant qu’ils sont protégés de la malhonnêteté et de la corruption. La plupart des activités économiques sont fondées sur une confiance en la primauté du droit en tant que fondement constant et essentiel des transactions d’affaires dans des économies complexes.
Personne ne sera surpris d’entendre que les sociétés dont l’économie est faible ou inexistante vivent également certaines des violations les plus graves des droits de la personne au monde. La pauvreté mène à des services de police et des institutions légales corrompus et déficients. Sans les fondements les plus élémentaires de la primauté du droit, il est impossible de prévenir l’anarchie et l’exploitation endémiques pour des générations de gens.
En tant que société mondiale, LexisNexis travaille à établir et répandre la primauté du droit. Nous croyons que nous avons des responsabilités audelà de nos responsabilités financières face à nos actionnaires. Nous n’appuyons pas la primauté du droit pour des raisons commerciales, mais la réalité est que la primauté du droit est bonne pour l’économie, ce qui est également bon pour LexisNexis. Nous continuerons à chercher des façon d’intégrer les questions plus larges de la société dans notre stratégie et à tirer profit de notre taille, de notre expertise et de notre portée mondiale pour aider à l’établissement de cultures qui respectent et appuient la primauté du droit.
Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les plus sincères.

Andy Prozes
P.-D. G, Groupe LexisNexis